Jer'Echos

Jer'Echos

Portrait chinois

Je vous explique le pourquoi du comment.

Je vous dis pourquoi je serai une branche. Parce que je pourrai être relié.

Et pourquoi un oiseau le perroquet. Parce que je répète plusieurs fois car je crains que l'on ne me comprenne pas.

Pourquoi une balle. Car j'aime être un jouet pour le Flynt.

Pourquoi un château. Car je veux être grandiose !

Un défaut : avoir du mépris car je crois en avoir un petit peu.

Pourquoi une Toyota Yaris. Car elle est Japonaise.

Pourquoi Paris. Car c'est la capitale.

Un remerciement, car j'aime remercier.

Un paquebot car je veux être plus grand que l'océan.

Un endroit secret. Ma chambre seul devant ma télé avec mes bébés chiens.

Pourquoi « Goodbye my love goodbye » de Demis Roussos. Car il y a les mots « Aimer ».

Pourquoi le Livre de la jungle. Car il y a Bagherra la panthère qui protège Mowgli,

Et bien, vous savez quoi ?

A cette époque, étais-je moi-même ?

 

3052910367_1_3_YacA2dgF.jpg

Gilles Ornetti


Si j’étais un arbre, j’aimerai être un saule pour pleurer toutes les larmes de mon corps afin d’exorciser toute ma souffrance !

L’oiseau que je serai, les gens l’admireraient disant : « Nelly peint son plus beau tableau ».

Dans mon ballon, je survolerai la Mongolie, pays attachant et là ; je deviendrai la Mongole fière.

Dans ma maison, je chaume hier comme aujourd’hui, et peut-être demain.

Dans ma ville natale, je pourrai dire à mon compagnon, lorsque je le rencontrerai : « Oh, serre-moi dans tes bras ! ». Il me dira : « T’es belle tu sais ; dommage que tes cheveux cachent ta beauté ! ».

Je l’emmènerai dans un endroit secret et lui chanterai : « Dis ! Quand reviendras-tu ? »

Pourquoi, dit-il ? Je dois partir !

J’expire : être ou ne pas être !

Mais à cette époque, étais-je moi-même ?

 

mongolie19bis.jpg

Nelly Hisquin 


L'époque intemporelle, où le temps compte ou pas.

L'époque hors du temps où une seconde dure une éternité et ou l'éternité peut être réduite à un flash.

Un lieu secret, une plage de sable grossier le long d'un fleuve difficile d'accès au milieu d'une forêt de séquoias.

Un fleuve tranquille et puissant où même un cargot peut naviguer.

Un lieu peuplé d'oiseaux corvidés qui se moquent des nœuds dans le bois et qui donnent l'impression de longanimité.

Un lieu où se trouve une ville où les gens se connaissent tous, où il n'y a pas de compétitivité pour quoique ce soit.

Une ville d'éternité, qui ne vieillit pas, et qui fredonne « le petit bal perdu », perdu pour ceux qui disent évoluer.

Dans cette ville, chaque maison ressemble à un petit château, solide et avec un certain cachet, des maisons où l'on se sent bien.

Dans les rues, quelques voitures sûres qui ne sont pas fabriquées pour de l'obsolescence programmée.

Une cour d'école qui témoigne de la vie dans cette ville, où tous les ballons ne dépassent pas la taille d'un ballon de handball pour être accessible à toutes les mains, et où la bibliothèque propose : « Fondation (Asimov) », ce qui change de Voici !.

Ah ! Belle époque que l'intemporalité.

Mais à cette époque, étais-je moi-même ?

 

sequoia-274158-640.jpg
 

Dominique Remond


Il y a si longtemps déjà, les souvenirs s'estompent mais quelques images fortes reviennent de temps à autre.

C'était au bord de l'eau, une maison, ma maison avec à sa gauche un olivier plus que centenaire ayant vu naitre plusieurs générations.
Pendant toute mon enfance, j'allais y déposer mes chagrins et une fois consolée, je portais au loin mon regard vers le yacht qui mouillait près du quai. Je rêvais d'y monter, je m'inventais 
des histoires : j’étais riche, je naviguais de port en port.

Je m'imaginais une vie facile, oisive, gourmande, chantonnante :" La mer....qu'on voit danser...".

Une vie poétique tissée de songes et de livres : "l'invitée de Beauvoir" dont je 
portais le prénom de son héroïne : Xavière.
Mais très vite, la réalité me rattrapait avec l'appel parental demandant de vite rentrer.

Près de l'olivier, je pouvais tout être, tout imaginer posséder et de tout cela, j'en ai usé, abusé jusqu'à en être désabusée.
Puis, j'ai grandi, compris, la vie ouvre les yeux : où est l'essentiel ?  Que de questions à encore se poser pour trouver le sens...

Parfois il suffit juste de regarder autour de soi, même le tout petit à l'image du colibri qui lui se réalise en faisant sa part.
L’enfance, ah l'enfance !  ...Mais à cette époque, étais je moi-même?

 

olivier_plant_med_BD.jpg

Michèle L


En ce début d'année 1900, particulièrement sur mon île de la Réunion à St Denis, je surplombe mon jardin d'Eden où ma villa a été construite en haut de la montagne.

Je suis très content malgré les difficultés que je viens de passer, d'avoir réussi un bout de mon parcours dans les finances qui me permet de vivre et d'entretenir mon cerisier et ma Lamborghini, tel un aigle errant et attendant son tour pour capter sa proie avant de la chasser.

J'ai beau avoir la force d'un joueur de rugby et le mental d'une chanson qui m'ouvre le cœur, celle de Renaud « Mistral gagnant », j'en serai gagnant qu'à partir du moment où j'aurai mon yacht, même si cela doit créer beaucoup de jalousie à mon égard.

Je voudrai être comme le personnage d'un livre et vivre comme bon me semble, donc au plaisir !

Mais à cette époque, étais-je moi-même ?

 

 gite.JPG

Didier Linharès


J'ai choisi le Chêne car cet arbre est très représentatif de force et de noblesse ainsi que pour faire référence au bon roi Saint Louis qui rendait la justice sous cet arbre majestueux.

En ce qui concerne la Colombe, ce délicat oiseau symbolise la paix qui malheureusement fait défaut un peu partout dans le monde.

La Rolls, signe de puissance, de richesse concordant parfaitement avec mon souvenir de Château visité dans ma prime jeunesse.

Le défaut, la richesse me permettant de bien, de très bien manger, de déguster, savourer d'excellentes cuisines et ce, de partout dans le monde, finit par me rendre très Gourmande, ce qui n'empêche nullement ma Générosité car posséder me permet de partager que ce soit ici, à Verdun, ma ville natale ou ailleurs.

Le Trois-Mâts ? Une fois tous mes sens largement repus et satisfaits, m'évader dans une mer couleur émeraude et apprécier le calme des grands larges tout en écoutant cette magnifique Chanson : « Savoir aimer » divinement interpétrée par Florent Pagny (petit homme au grand cœur) satisfaite de la longue et agréable traversée, je viens mouiller à proximité d'un minuscule ilot pour lire quelques pages d'historia qui traite de très bons sujets sur notre histoire de France. Finalement la nuit arrivant tout doucement, je me décide de préparer mon programme du lendemain fort probablement aller visiter les grottes de Lascaux. Ah, mais non ! Fini le beau rêve car à cette époque jeune fille très rêveuse, étais-je moi-même ?

 

images.jpg

Sylvia Crausse


Lorsque j'habitais à Lyon, j'aimais passer du temps sur une péniche pour lire le livre d'Annah Gavalda car ce sont des histoires réalistes.

Parfois, il m'arrivait de prendre la coccinelle, garée près de l'oranger, d'écouter la Bohème de Charles Aznavour et de retourner à la maison de mes parents car je m'y sens bien.

Chaque soir, j'allais sur le toit de la maison pour attendre patiemment cet aigle qui se posait à côté de moi pour contempler la vue.

Mais à cette époque, étais-je moi-même ?

 vivre-sur-une-peniche.jpg

Tiphaine


J’aurai voulu être un chêne, le plus grand de tous les chênes pour pouvoir jouer avec le vent.

Un aigle ? Pourquoi un aigle…., pour être libre de voler où bon me semble au gré du vent.

Pouvoir visiter le monde en ballon dirigeable, cela m’aurait plu car aller dans des contrés inconnues, je rapporterai une grande richesse de connaissances et beaucoup d’histoires à raconter.

J’aurai aimé jouer le rôle de « la Coccinelle » dans le film, rapide cascadeuse et championne de nombreuses courses.

Impatient, bien des fois je le suis sur certaines choses mais j’arrive aussi à être patient car il ne sert à rien d’aller plus vite que la musique.

La gentillesse est la meilleure des vertus pour pouvoir donner un sourire à autrui.

Nice, la fameuse promenade des anglais ; les plages, ses restaurants. Le soir, la ville s’illumine, un jardin d’enfants où je me souviens des jeux innocents et de nombreux secrets enfouis au fond de moi-même.

Un livre d’histoire pour pouvoir raconter les différentes époques jusqu’à la nôtre.

Une chanson : « je lui dirai les mots bleus… » pour qu’elle puisse auprès de moi garder son sourire tout au long de ma vie.

Mais à cette époque, étais-je moi-même ?

 

coccinelle-volkswagen-10569872lkhdk_2038.jpg
 

Philippe Menard


 Du haut de mon saule pleureur, dans mon endroit secret, ma cabane, dictionnaire à la main accompagné de ma colombe, walkman aux oreilles écoutant ma chanson préférée : « Still loving you ».

c'était dans les années 90, à cette époque, il y avait plus de gentillesse que d'avarice.

Jeune mariée, nous habitions une petite chaumière.

Nous avions acheté une Mini pour nous déplacer dans Paris, aller voir les matchs de rugby, malgré qu'à Paris, c'est plus le foot (PSG).

Nous aimions aussi aller sur la Seine en péniche. C'était l'époque des gens heureux.

Mais à cette époque, étais-je moi-même ?

Je ne crois pas, mais je ne regrette rien.

 

18669826b60e6e.gif
 

Rachel Boncoeur


Sous  l’olivier,  je me demandais : « si j’étais cet arbre, je donnerai des olives vertes,  noires, rouges, bleues pour faire de l’huile d’olive en couleur.

Dans la remise du mas provençal où j’ai l’impression d’être des murs et où je donnerai du bonheur à ses occupants.

Et si j’étais un ballon, je serai une montgolfière pour survoler Marseille, ville cosmopolite où j’aimerai lui ressembler mais dans les années 30 !!!

Pourquoi ne suis-je pas moi-même à cet instant ?

Je suis libre comme l’aigle qui survole la colline de St Julien, endroit secret enfouit  sous les  arbres dans le thym et le romarin.

J’aimerai  m’imprégner de tous cela,  rentrer dans leur peau !! Je suis gourmande de tout mais  j’aimerai être ce défaut et je ferai tout pour ne pas qu’il fasse grossir.

Puis un rêve me dit que je serai ce pointu provençal qui emmènerait  balader les amoureux sous un lever de lune moment magique !!

Puis ce rêve continuerait vers l’enfance, vers une voiture de l’époque ;  une 4 chevaux rouge. J’aimerai être cette voiture qui m’emmènerait vers les souvenirs d’une enfance docile qui m’enverrait beaucoup plus tard à cette époque  où j’écoutais « il suffirais de presque rien ». J’aimerai être cette chanson pour tenir encore sa main ….

Mais je suis à l’ instant un livre ce recueil de nouvelles  qui m’envoie  en 1930 dans les années folles étais- je compréhensible ?

Mais à cette époque étais-je moi-même ?

pointu-carqueiranne.jpg

Raymonde    


A une époque, je vivais en camping car, dans des forêts et des villes comme Chamonix.

J'étais libre comme l'aigle et grand comme un palmier.

Je partais tout le temps à l'aventure et vagabondais des centaines de kilomètres.

Je courais derrière le ballon de rugby.

Une fois arrivé en ville à bord d'un chalutier, l'esprit des gens m'a rendu égoïste mais tout en restant charmant !

Mais à cette époque, étais-je moi-même ?

20110421_150207.jpg 

Raphaël M


J'ai été protégée par des Filaos, entourant ma case en 1953.

Un cacaotès des paroles d'oiseaux.

Ma mère avait un joli ventre, en forme de ballon, prêt à éclater dans quelques jours, mi-novembre.

La petite Torpédo jaune à pédales attendait le garçon que je devais être...

Mon père menuisier était certain de finir de construire la case au fond de notre concession.

En caressant son ventre, maman disait : « Ne pleure pas mon bébé, je suis là ».

Mon papa avec son sourire qui est devenu le mien actuellement.

Je suis née dans la brousse et dans la case que mon père finissait d'emménager, tel était le souhait de ma génitrice et de sa vie.

Echoué en Afrique de l'ouest, avec une ville d'attache éthique ; Lama kara.

Notre maison de récupération était un l'envers. Elle s'appelait comme le bateau de mon papa : « Winibelle ».

Pas de secret entre nous disait ma mère !

Mon réconfort était d'entendre battre son cœur avec le mien, comme une chanson qui passe en boucle pendant 9 mois ; «Ne me quitte pas ».

Nous avions récupéré quelques livres détrempés où les mots se mélangeaient. On avait retenu l'essentiel comme dans la Bible, le Coran, la Torah.

La Bagadjavita avait gardé ses couleurs et ses mots et phrases de tolérance, de paix et d'amour.

Mais à cette époque, étais-je moi-même ?

Neuf mois dans un nid douillet, le ventre materné et puis le monde à fleur de peau, et ce depuis plus de 60 ans.

Mes parents sont devenus de grands Filaos et me protègent.

 

papier-peint-568-yed.jpg

Michèle Bagout



20/02/2015
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 114 autres membres