Jer'Echos

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Des mots à la folie !

Consignes de l’atelier

Voici une liste de mots : « ouf, charivari, hurluberlu, enlivrer, timbrer, à tire-larigot, tohu-bohu, faribole, zig-zag, ambiancer ».

Les participants donnent une définition de chaque mot à l’aide du dictionnaire puis imaginent leur propre définition.

Chacun tire au sort un des dix mots qui sera dans le titre du texte.

Les autres mots seront utilisés dans le texte qui devra commencer par « à la folie… ».

 

 

 


 

 Cha vari, ou quelque chose comme ça

 

A la folie dans le fourbi, on évite le vacarme et on tombe dans le tohu-bohu.

Le bruit, cha varie, on évite les gendarmes et on tombe sur Lulu (Lulu Berlu)

La fête ambiancée, bien enlivré dans sa tenue, on zig-zag  pour éviter l’hurluberlu (enfin… l’autre)

Si l’on arrive à éviter Lulu, on tombe quand même sur Hubert sans Lulu (ai-je la berlue ?) qui nous raconte ses fariboles, alors on tricote des guiboles pour éviter les importuns, mais on retombe encore sur Hubert et Lulu en train de tirer sur le larigot. Le mieux est de quitter la fête et quand on se retrouve seul, ailleurs, ouf… Marque de soulagement.

Dominique

 Les deux hurluberlus

 

A la folie ouf quelle charivari, quel bordel dans cette famille ! Tôt le matin le patriarche encore en livré toute chiffonnée et pleine de boue (à coup sûr il a dormi dans les caniveaux le vieux !) titubant à chaque pas, pénètre dans la cuisine et se sert une horrible mélasse en guise de café. Derrière lui, le fils les yeux hagards le cheveu crasseux, celui qu’on appelle le timbré (le zinzin quoi) les mains toutes noires, s’empiffre à tire-larigot quantités de patates dégoulinantes de sauce grasse et nauséabonde dans un tohu-bohu total, tout en ânonnant des inepties. Tous deux se dirigent vers le vieux tas de ferraille qui comme par miracle tient encore sur ses roues tant elle roule en zig-zag la vieille guimbarde, quand le père passe les vitesses. Et en plus même pas la moindre petite radio dans cette poubelle ! Pas question d’ambiancer ou de guincher.  De toute façon trop la gueule de bois tous les deux avec toute cette horrible vinasse qu’ils se sont balancé dans le gosier la veille. Et bien tant pis,  ils vont retourner se pieuter, au moins,  ça leur évitera de traiter de tous les noms d’oiseaux le voisinage qui chuchote et se marre sous cape en les apercevant.        

Sylvia

Quel tohu-bohu dans sa vie,

                                    

A la folie je dis bien à la folie, complètement  timbré

Une vie de confusion, de désordre, il rampe, il zig-zag 

Il ambiance tous les soirs et s’endort après une bonne soirée avec une bouteille de champagne.

Il se lève le lendemain enlivré de drôles de rêves.

Quel charivari ses nuits !! Il respire, ses yeux tombent à force de ne pas dormir.

Sa vie est faite de fariboles  mais il croit à ses rêves à tire-larigot, il plante là ses amis ses promesses, ses rêves et repart dans un tohu-bohu extraordinaire.

Il reste des jours et des nuits sans remonter, il  rezig-zag,  il nage dans la confusion des sentiments, il se lance dans les couleurs qui lui reste de sa vie !!

Il aimerait être un peintre pour pousser  les points noirs,  il s’enfonce plus chaque jour, la folie le guette, il essaie de repousser les verres d’alcool mais il prend la bouteille,  il s’assied en face de la fenêtre ouverte et voit un petit coin ciel bleu et se dit « ouf !! J’aime à la folie la vie !!

Raymonde

 Un drôle de Zig

 

 

A la folie, je t’aime, beaucoup, un peu me dit Omar en effeuillant la marguerite qu’il avait récupéré dans le char i varie du corso fleuri.

 

Cet hurluberlu, après avoir massacré la marguerite, se mit à concocter une potion faite d’une bolée de farine, d’eau et de plantes hallucinogènes censées nous étourdir et nous « mettre » dans l’ambiance.

 

Timbré ce mec ! Se désintéressant complètement de moi, il posa une grande toile sur un chevalet et à l’aide d’un gros pinceau, barbouilla de grands zig-zags à tire-larigot.

 

Le tohu-bohu s’empara de son esprit, quittant brusquement la pièce, le drôle de zig omar, au gaz, tenta de mettre fin à ses jours.

 

Nelly

 

Bienvenue à la soirée « Faribole »

 

A la folie, j’ambiance la salle, c’est ce que l’autre hurluberlu de la mairie m’a demandé de faire. Et je m’agite, et je fais mon vacarme. Oh, je sais bien ce qu’ils pensent tous : Arthur, c’est l’idiot du village, le timbré. Mais s’ils savaient que je connais tous leurs petits secrets que je peux raconter à qui veut bien l’écouter. Par exemple, Jean, le boucher qui s’enlivre tous les soirs et rentre en zig-zag chez lui. La Jeanne l’attend poings sur les hanches et de chez moi, j’entends leur charivari. Et Mauricette, la crémière qui bave à tire-larigot sur tout le monde, brode des fariboles et finit par y croire. Gaston, le mécano ; un vrai ouf lui aussi. Au crépuscule, il pompe l’essence de ses voisins, créant au matin venu un vrai tohu-bohu dans le quartier.

Un jour, c’est sûr, je balance tout. Marre d’être pris pour un demeuré, juste bon à ambiancer une salle pour leur fête style « je fais ce qui me plait » alors qu’ils sont tous bien coincés.

Je suis Arthur, moi, le pur comme ils disent et quoiqu’ils disent, la liberté, moi je connais.

Michèle

 Il ambiance ma vie.

 

Ah, la folie du Ouf ! Impossible de le calmer.

Ses aboiements nous foutent un tel tapage, un tel charivari.

Ce bestiau est timbré. Il court partout, allant de droite et de gauche, toujours en zig-zag. Comme s’il avait bu, s’était enlivré, pardon, enivré de tant de pintes de bon-sang, en avait avalé tellement, à tire-larigot, qu’il s’en serait rempli la tête et que ça lui aurait mis les idées pêle-mêle.

Cet hurluberlu est si bête qu’il croit que tohu-bohu, c’est une île polynésienne comme Bora Bora, les Tonga, les Samoa et Tuamotu.

Et dire que je dois supporter ses fariboles de pignouf.

Car je l’aime ce petit con !

Il est vrai que la pomme ne tombant jamais bien loin de l’arbre, il me ressemble un peu :

C’est mon fils !

Henri

 

S’enlivrer d’amour, de plaisir

 

A la folie, je t’aime plus que tout au monde. Depuis que je t’ai rencontré, ma vie a été bouleversée. A l’anniversaire de nos 40 ans, de mariage, j’ai crié un grand ouf de joie.

Rappelle-toi Jeanne, lorsque nous nous sommes rencontrés, c’était dans le ranch de mes parents. Tu m’as fait beaucoup rire ce jour-là car tu n’es pas arrivée à mettre le charivari  sur ton cheval. C’était une sacré aventure et un fort moment d’émotion surtout quand tu es tombée brusquement malgré que tu aies crié violemment à cause d’un gros choc.

C’était vraiment un énorme hurluberlu. Ce que j’apprécie chez toi, c’est que tu es une grande passionnée, une très grande curieuse de la vie, tu passes ton temps à t’enivrer de lecture qui concerne les choses essentielles de la vie. Tu es romantique, une douce rêveuse, surtout quand tu nous imagines à tohu-bohu.

Cette ile paradisiaque des caraïbes française. Ce que j’apprécie chez toi, c’est que tu colles tous tes timbres sur un cahier et que tu gardes en souvenir toutes les cartes postale que nous avons reçu à ce jour. C’est bien, il faut garder des souvenirs des gens qui t’écrivent. C’est important.

Rappelle toi aussi lorsque nous sommes partis à Nîmes, voir ton frère qui a réalisé un exercice à tire-larigot. C’était vraiment un moment très impressionnant riche en émotion surtout quand ton ami toréador s’est fait agressé par un violent taureau.

Ce qui m’a toujours fasciné chez toi, c’est le fait que tu sois croyante et que tu as gardé ta faribole depuis maintenant 20 ans.

Par contre un mauvais souvenir a traversé mon esprit : rappelle-toi quand tu avais trop bu, durant le mariage de Pascal et Annie et que tu avais donc tendance à marcher en zig-zag. En te voyant, les enfants ne pouvaient s’empêcher de rire. Cela a plus ou moins mis l’ambiance durant la fête.

Tu sais très bien ambiancer. C’est pour ça que je t’aime et que je ne pourrais pas m’imaginer ma vie sans toi. Je t’adore ma chérie pour l’éternité.

Ton mari François.

 

 Willam

 Vive le ouf

 

A la folie, j’aime cette ambiance déjantée, toutes ces personnes ; c’est une confusion, un désordre, un tohu bohu qui me va.

Les filles et les garçons dans ce charivari impressionnant apportent ce zeste de démence qui ambiance les lieux et les gens.

Certains zig zag, d’autres utilisent une farandole et crient, crient à tire-larigot dans la nuit sous ce ciel étoilé qui apporte une sérénité à ce concert d’hurluberlus.

Ils ne sont pas timbrés, ni même enlivrés, ils sont jeunes, ivres de fêtes et de joie.

Qu’ont-ils bu ou fumé ? C’est une faribole.

Ils s’abandonnent à la nuit et attendent le lever du jour.

Qu’en sera-t-il demain ? Ils reprendront leur fonction.

Ils seront employés, fonctionnaires, étudiants oubliant leur nuit de folie où tout semblait possible pour redevenir de gentils robots prisonniers du système, d’un système.

Brigitte

 

 

 

 

                                                                                                                          

 

 

 

 



23/01/2014
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